Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Amertumes

Euthanasie

9 Juin 2013 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #Quatrains

Je finirais malade et fou ?
Abandonné dans un Hospice,
Maculé de Merde et de Pisse ?
Plutôt le Cercueil et son Trou !


La Vieillesse et ses Déchéances
Me terrorise, disons-le :
Dentier, Prothèse et Cheveu bleu ?
Jamais ! Rideau, Condoléances !


J'atteins la Moitié de mon Sort,
Du Moins d'après les Statistiques,
Avant que mes Jours soient critiques

Je signe mon Arrêt de Mort.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Hanternoz 17/04/2017 15:05

Bonjour Darius.
Je suis touché de près par ce problème. Le sujet est difficile et l'on ne peut toujours pas choisir une fin digne de façon simple.
J'ai retrouvé un peu de temps, alors je visite quelques sites que j'aime bien, et je re-tricote un peu quelques poèmes dont je trouvais qu'ils avaient mauvaise mine.
Je vous souhaite un bon week end Pascal.
Cordialement,
Hz

Darius Hyperion 17/04/2017 19:04

Bon courage, ça m'arrive aussi de retoucher de vieux textes, ça n'est pas toujours facile.

hanternoz 20/03/2017 19:17

Très belle illustration d'un débat qui devrait enfin s'inviter dans l'actualité électorale...
Cordialement,
Hz

Darius Hyperion 20/03/2017 19:22

Oui, la fin de vie me fiche la trouille. Quand je vois les membres de ma famille ou des amis disparaitre, avec des maladies plus ou moins lourdes, j'espère ne pas finir ainsi, avoir le choix.
Il y a longtemps que je vous n'étiez plus passé par ici !

Pierre 09/06/2013 18:09

Bonjour,

Message entre nous... Euthanasie, 2e strophe, 2e vers, Ne faudrait-il pas mettre terrorise(nt) au pluriel ?

Amicalement,
Pierre.

Darius Hyperion 06/08/2013 19:14

J'ai posé la question au service du Dictionnaire de l'Académie française

http://www.academie-francaise.fr/service-du-dictionnaire

en donnant comme exemple le vers d'Eluard "elle et ses lèvres racontaient", et en demandant s'il faut écrire "la mort et sa faux surgit / surgirent ?". Voici la réponse :


Monsieur,

Grammaticalement, la question que vous posez rejoint la question de l'accord du verbe avec le sujet lorsque ce sujet est constitué d'éléments coordonnés, ces éléments représentant en l'occurrence une seule réalité (voyez Le Bon Usage, Grevisse, § 438).

Il est alors possible de faire l'accord au singulier par syllepse : "Un homme, un pèlerin, un mendiant, n'importe / Est là qui vous demande asile" (V. Hugo, Hernani, III, 1). On pourrait également effectuer cet accord au singulier en considérant que le premier élément est prédominant dans la pensée de l'auteur, « et » équivalant alors à "avec" : "Ah! Vienne vite le Printemps / Et son clair soleil qui caresse" (Verlaine, Poèmes saturniens). Ainsi pourrait être interprété votre vers (voyez Grevisse, § 439).

De fait, tout repose sur l'intention première du poète : souhaite-t-il accentuer un élément dominant (la mort), ou, au contraire, usant de cette figure de style l'hendyadyn qui, justement, démultiplie volontairement le sujet, mettre en valeur la dissociation, l'ambivalence, le dédoublement même du sujet ("elle et ses lèvres")?

C'est à l'artiste de décider…

Cordialement,

S. Tonolo

Darius Hyperion 19/06/2013 20:29

Et puis d'abord c'est une syllepse.
Et comme la syllepse est une faute par définition, là on s'embourbe.
Y'en a marre du bestiaire rhétorique.

Ca va finir au pluriel et puis c'est marre !

Pierre 19/06/2013 17:09

Cela soulève une autre question : les règles d'accord sont-elles différentes pour les syllepses et les hendiadys ?
Quant à votre réflexion sur les Belges et les Suisses... je peux vous assurer que "les Belges causent parfaitement sur le français, une fois ! ". ;-))
Les Suisses, je ne sais pas. Il faudrait poser la question à Coluche...

Darius Hyperion 17/06/2013 21:23

Bonsoir,

Il me semble que vos exemples sont des syllepses, non des hendiadys. Les divers éléments ne présentent pas de subordination de l'un à un autre.

Dans la citation de Michelet, rien ne lie progrès, issue et résultats entre eux, en revanche ils sont liés à révolution. Idem, dans celle de Colette, lumière et vibration ne sont pas liés, à moins de "la vibration de la lumière", ce qui ne me semble pas évident ici.

En revanche dans l'exemple d'Eluard, "elle et ses lèvres", lèvres est bien lié à elle, il serait bien plus évident ou naturel de dire "ses lèvres racontaient", ou encore "elle racontait par/avec ses lèvres".

Chez Racine, le cas est litigieux car est-ce un hendiadys pour "l'impiété de ton sexe", sexe et impiété sont-ils liés ? Ou est-ce vraiment le sexe et l'impiété de la reine, auquel cas c'est un syllepse.

Wikipédia donne des exemples de syllepses qui collent parfaitement avec les exemples de Michelet et Colette.

J'ai posé la question à un grammairien suisse. Mais peut-on faire confiance à un Suisse et un Belge en matière de français ? ;-) (Désolé, mea maxima culpa...)

Pierre 17/06/2013 20:52

Bonjour, j'ai interrogé un ami, bien plus compétent que moi en la matière, et voici une précision supplémentaire :
le verbe est conjugué au pluriel, une exception cependant, il peut être conjugué au singulier en cas d'inversion.

En voici deux exemples :

"Une grande révolution commençait ; quel en serait le progrès, l'issue, les résultats ? " ( Michelet )
"En cercles qu' atteint de moins en moins la lumière et la vibration essentielles ." ( COLETTE, La maison de Claudine )

et cela confirme l'exemple de Racine.

A noter :
- chez Michelet : la conjonction n'est pas exprimée ;
- chez Colette, l'accord pluriel de "essentielles".

Cordialement,
Pierre.

La référence qui m'a été fournie est "Blampain -Hanse , Edition 2000 ( page 603)"