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Les Amertumes

Essai sur le sonnet

28 Février 2008 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #Essais de poétique

Toute reproduction complète ou partielle de ces essais interdite sans mon autorisation.

Cet essai n'est pas figé. Toute proposition d'amélioration, de correction, d'ajout, sera considérée : laissez-moi un commentaire.

Un sonnet ne se résume pas à deux quatrains suivis de deux tercets. Qui s'arrête à cet aspect du poème ne contemple que le cristal de glace au sommet de la partie émergée de l'iceberg. C'est dire que le sonnet est bien plus que son découpage strophique.

I- Histoire

Le sonnet est apparu en Sicile au XIIIe siècle. François Pétrarque lui donna ses lettres de noblesse au siècle suivant.

Il fut introduit en France par Clément Marot, immédiatement suivi par Mellin de Saint-Gelais, au début du XVIe
siècle.

Sous l'impulsion des poètes de La Pléiade (XVI
e siècle), il supplanta toutes les autres formes poétiques issues du Moyen Âge (Ballades, Rondeaux, Lais). Les Amours de Pierre de Ronsard, L'Olive et Les Regrets de Joachim du Bellay sont quasi exclusivement composés de sonnets. Les formes canoniques du sonnet (marotique, du nom de Marot, et française) sont établies à cette période.

Le sonnet fut le poème roi de la période classique. Au XVII
e siècle, les Uranistes (partisans du sonnet Uranie de Vincent Voiture), s'opposèrent aux Jobelins (partisans du Sonnet  de Job de Isaac de Benserade) en des échanges parfois violents de sonnets et de vers. Chargé de départager les deux camps, Pierre Corneille donna pour l'occasion une réponse digne de ses racines normandes (Wikipédia). Cette querelle fut également l'occasion d'une glose produite par Jean-François Sarrasin sur le sonnet de Job, l'un des rares exemples de cette forme en France.

Une autre affaire opposa des sonnets écrits sur les mêmes rimes lors de la cabale montée contre la Phèdre de Racine. Cette célèbre affaire des sonnets (Wikipédia) fut lancée par le Duc de Nevers. Racine reçut le soutien de Boileau. L'affaire se serait finie par une bastonade donnée à Boileau par les sbires du Duc.

Au XIX
e siècle, en opposition aux Classiques, les premiers Romantiques (Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Vigny) ignorèrent ou évitèrent le sonnet. Lamartine écrit des poèmes qui ont tout d'un sonnet dans la progression thématique, mais n'en ont pas la forme ; Hugo, semble-t-il, n'en écrivit que quatre, dont un seul régulier, tous de circonstance et non publiés. On retrouve le sonnet chez  les romantiques de la seconde génération : Alfred de Musset, Théophile Gautier, Charles-Augustin Sainte-Beuve (qui redécouvre La Pléiade), mais quasiment que pour des poèmes de circonstance, peu ou pas publiés. C'est surtout chez Gérard de Nerval que le sonnet trouve un véritable usage romantique (les 20 sonnets de Les Chimères, dont El Desdichado). Citons encore le fameux sonnet de Félix Arvers «Mon âme a son secret, ma vie a son mystère», qui donna la postérité à son auteur, par ailleurs complètement tombé dans l'oubli.

C'est en réaction au Romantisme décadent, empêtré dans des poèmes trop longs et encombrés de digressions, que Les Parnassiens s'intéressent au sonnet, pour sa nécessaire précision et sa concision. Charles Leconte de Lisle en écrivit, mais c'est surtout José Maria de Hérédia qui lui redonna sa noblesse avec Les Trophées (dont Les Conquérants) : ce seul ouvrage de 118 pièces fit entrer son auteur à l'Académie française. Théodore de Banville rappelle la forme canonique du sonnet français dans son «Petit traité de poésie française», face aux nombreuses formes irrégulières du XIX
e siècle, en particulier chez Baudelaire.

Charles Baudelaire (sans doute influencé par les sonnets de William Shakespeare alors récemment traduits en Français) explora de nouvelles formes de sonnets dites irrégulières. Paul Verlaine destructura le sonnet en bouleversant l'ordre des strophes, ce qui ne l'empêcha pas d'écrire de nombreux sonnets réguliers à côté de ceux qu'il malmenait avec facétie. Arthur Rimbaud écrivit également quelques sonnets irréguliers, dont le célèbre Le Dormeur du Val. Dans sa volonté de trouver une nouvelle beauté dans son siècle ravagé par la Révolution Industrielle (considérer l'oxymore du titre Les Fleurs du Mal de Baudelaire, considérer aussi que Verlaine se définissait lui-même en tant que poète décadent), le trio maudit illustrait son propos en utilisant des formes irrégulières, donc imparfaites : leur irrégularité procède donc d'une démarche artistique réfléchie et non, comme cela se fait aujourd'hui, d'une ignorance profonde.

Au XX
e siècle, Georges Fourest écrivit de nombreux sonnets plus ou moins réguliers (il emploie le terme pseudo-sonnet), quoique d'une versification parfaite. Fourest se livre à toutes sortes d'acrobaties verbales et humoristiques afin d'employer un maximum de rimes riches mais d'une grande rareté.  Il marque en quelque sorte le début d'une nouvelle éclipse du sonnet.

Durant la seconde guerre mondiale, Jean Noir (pseudonyme de Jean Cassou), emprisonné, imagina "33 sonnets écrits au secret" qui parurent à la libération. Privé de moyens d'écrire, l'auteur s'est accroché à la forme fixe du sonnet qui lui permettait de mémoriser ses poèmes qu'il ne pouvait transcrire sur un support matériel.

Raymond Queneau, fondateur de l'OULIPO, écrivit  "Cent Mille Milliards de Poèmes" (1961), dans lequel "l'exploit technique" (malgré les approximations prosodiques et la pauvreté des rimes) occulte malheureusement l'absence d'intérêt, et souvent de sens, des sonnets ainsi produits. Un recueil de « sonnets en prose » a été publié en 1967 par Jacques Roubaud, autre membre de l'OULIPO, qui remplace les deux quatrains et les deux tercets par deux versets longs et deux versets courts. Le « sonnet irrationnel » imaginé par Jacques Bens, également de l'Oulipo, basé sur le nombre pi et comportant des strophes de trois, un, quatre, un et cinq vers, ne conserve du sonnet que le nombre total des vers, soit 14. Je donne ces précisions sur le sonnet en prose et le sonnet irrationnel par honnêteté, mais cela me semble dénué de tout intérêt : ces formes n'ont plus rien à voir avec le sonnet, au même titre que les faux sonnets de Verlaine ; ces formes ont autant de rapport avec le sonnet que le Yorkshire ou le King Charles avec le loup.

Pêle-mêle, on peut encore citer comme auteurs de sonnets :  Louise Labbé, Jean de Sponde, Jean-Baptiste Chassignet, Etienne de la Boétie, Etienne Jodelle, Charles Cros, Stéphane Mallarmé, Maurice Rollinat, Emile Nelligan, Paul Valéry, ...
 
En ce début de XXI
e siécle, le sonnet est de nouveau ignoré, ou du moins largement maltraité par ceux qui s'y essaient encore. Le sonnet reste un summum de poésie dans le bestiaire des formes fixes, c'est LA forme de poème par excellence. Aussi la plupart des poètes ont-ils toujours à coeur d'en écrire, sans doute attirés par le prestige dont il se pare encore. Néanmoins, faute de recherche, faute de travail, faute de modestie, la majorité de ce qui se présente aujourd'hui sous l'appellation "sonnet" n'en est qu'une pâle contrefaçon.

II- La forme

Le sonnet est à l'origine composé d'un huitain suivi d'un sizain. La partition du huitain a donné les deux quatrains, celle du sizain les deux tercets.

Les sonnets italiens sont écrits en hendécasyllabes (5//6) selon le schéma de rimes de Pétrarque : ABBA ABBA CDC DCD
Un autre schéma utilisé en Italie, mais impraticable en France à cause de la règle d'alternance des genres de rimes, se présente sous la forme : ABBA ABBA CDE CDE

Les premiers sonnets en France furent écrits en décasyllabes (4//6) selon le schéma de rimes dit "marotique", du nom de Clément Marot qui écrivit le premier sonnet en France sous cette forme. Cette forme est encore appelée improprement "italienne", bien qu'elle ne fut pas pratiquée au delà des Alpes, et que Pétrarque aurait désaprouvé des rimes plates dans les tercets.
 
Le schéma canonique du sonnet marotique, ou de forme italienne, est :
ABBA ABBA CCD EED


Les poètes de la Pléiade imposèrent l'alexandrin (6//6) et le schéma de rimes dit "français". Ce type de sonnet est encore appelé "de type Peletier", du nom de Jacques Peletier du Mans qui l'inventa.

Le schéma canonique du sonnet français, ou de type Peletier, est :
ABBA ABBA CCD EDE

Banville ne reconnait que la forme française du sonnet, mais l'on trouve aussi fréquemment la forme marotique chez du Bellay et Ronsard. Aussi, seules les formes marotiques et françaises sont les formes véritables du sonnet en France.

Le sonnet peut s'écrire en vers de n'importe quelle taille (il existe des sonnets en vers monosyllabiques). Néanmoins le poème doit être isométrique, c'est-à-dire que tous les vers ont le même nombre de syllabes. Le mètre n'est pas lié à la forme du sonnet.

Pour les rimes, on notera que les quatrains ne s'écrivent que sur deux rimes, A et B. Les tercets contiennent trois rimes distinctes, C, D et E.

En de très rares occasions, on trouve des quatrains en rimes croisées ABAB ABAB, ou avec le schéma ABBA BAAB. Les quatrains ne s'écrivent jamais en rimes plates (AABB). Un schéma CDD CEE a été utilisé pour les tercets, mais rapidement écarté dès la Renaissance, puisque l'effet de surprise de la dernière rime n'y existe pas.

Tout schéma de rime autre que français ou marotique est dit irrégulier. A ce titre la plupart des sonnets de Baudelaire dans "Les Fleurs du Mal" sont irréguliers. Verlaine s'est amusé à changer l'ordre des strophes, intercallant les quatrains et les tercets dans un autre ordre, ou écrivant des sonnets possédant un vers surnuméraire : ces poèmes, pour peu que l'on puisse encore parler de sonnets, sont de faux sonnets.

Plus que toute autre forme, le sonnet demande des rimes au minimum suffisantes, les rimes riches étant bien entendu préférables. Les rimes pauvres sont exclues.

Le vocabulaire du sonnet doit être choisi avec soin : le sonnet ne tolère pas la licence, ou les inégalités de vocabulaire (passer du registre soutenu au familier sans distinction). D'autre part, un mot (nom, verbe, adjectif), autre qu'un mot outil (article, pronom, conjonction de coordination...), ne peut apparaître deux fois dans le sonnet, sauf volonté stylistique avérée.

Citons pour conclure l'incontournable "Art poétique" de Boileau

On dit, à ce propos, qu'un jour ce dieu bizarre, (Apollon, dieu des poètes)
Voulant pousser à bout tous les rimeurs françois,
Inventa du sonnet les rigoureuses lois ;
Voulut qu'en deux quatrains de mesure pareille
La rime avec deux sons frappât huit fois l'oreille ;
Et qu'ensuite six vers artistement rangés
Fussent en deux tercets par le sens partagés.
Surtout de ce poème il bannit la licence :
Lui-même en mesura le nombre et la cadence ;
Défendit qu'un vers faible y pût jamais entrer,
Ni qu'un mot déjà mis osât s'y remontrer.
Du reste il l'enrichit d'une beauté suprême :
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.

III- Le contenu

La structure en quatrains et tercets donne au sonnet un aspect déséquilibré. Banville écrit: "Le Sonnet ressemble à une figure dont le buste serait trop long et les jambes trop grêles et trop courtes". L'art du poète consiste à rééquilibrer le poème, d'où la nécessité de la charnière.

Auguste Dorchain, dans L'Art des vers, précise le rôle des quatrains et des tercets : "Le sonnet a, par sa progression, quelque chose d'une oeuvre dramatique. Les deux quatrains en seraient l'exposition, le premier tercet le noeud, le dernier le dénouement. Dans les deux quatrains, il s'agit de faire naître et grandir l'attente ; dans le premier tercet, de relier cette attente à la marche vers une solution sentie approchante ; dans le dernier tercet, de donner à l'attente une solution définitive, qui ravisse l'esprit à la fois d'aise par sa logique et de surprise par son imprévu."

La charnière est le passage du second quatrain au premier tercet. A la charnière, le poème change de point de vue, ou d'argument, introduit une comparaison avec le thème des quatrains, etc... Certains sonnets sont "à progression constante", la densité du thème augmentant tout au long des vers, la charnière n'est alors plus sensible.

L'apothéose du sonnet est le dernier vers, la chute ou pointe. Il consiste en un condensé de l'idée du poème, une conclusion en forme de point d'orgue : c'est une image, une comparaison plus forte que toutes celles développées auparavant, un nouvel élément qui vient brutalement apporter un nouveau point de vue ou une radicale opposition au thème, etc... Tout le sonnet doit tendre vers la chute, dans une mécanique implacable. Et bien que le dernier vers puisse être deviné par le lecteur, il doit surprendre celui-ci.

Laissons la parole à Baudelaire (pourtant maître ès - sonnets irréguliers) :
« Quel est donc l'imbécile ... qui traite si légèrement le sonnet et n'en voit pas la beauté pythagorique ? Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense. Tout va bien au sonnet, la bouffonnerie, la galanterie, la passion, la rêverie, la méditation philosophique. Il y a là la beauté du métal et du minéral bien travaillés. Avez-vous observé qu'un morceau du ciel, aperçu par un soupirail, ou entre deux cheminées, deux rochers, ou par une arcade, etc. ..., donnait une idée plus profonde de l'infini qu'un grand panorama vu du haut d'une montagne ? Quant aux longs poèmes, nous savons ce qu'il faut en penser ; c'est la ressource de ceux qui sont incapables d'en faire de courts ! »
(Baudelaire, Lettre à Armand Fraisse, 18 février 1860)

La dernière phrase montre que, malgré leurs considérables divergences, le maître rigide qu'était Boileau et le rebelle ténébreux que fut Baudelaire se rejoignent au moins sur un point : le sonnet est le parangon de la forme poétique.

En d'autres termes, un sonnet raté en dit long sur les capacités poétiques de son auteur ; je partage ce point de vue, à ma modeste échelle, avec Boileau, Baudelaire et Banville. Un sonnet demande de la concision, de la clarté, du sens, une progression thématique huilée comme une horloge, et surtout ne souffre aucun à peu près quant à la versification et aux rimes. Dans notre époque de verlibrisme débridé et de rime assonante, le sonnet, hélas, est bien malade.

Je ne peux que vivement conseiller la lecture des analyses de la forme sonnet que font Théodore de Banville et Auguste Dorchain dans leurs traités, vers lesquels je donne des liens vers Gallica en fin de cet article. Ces deux textes complémentaires expliquent bien mieux et de façon bien plus profonde que je ne le fais ici les mécanismes de cette forme.

IV- Ceci est un sonnet

Sonnet marotique en décasyllabes (4//6) de Mellin de Saint Gelais
(L'alternance des rimes féminines et masculines n'est pas respectée, la règle n'étant établie que quelques années plus tard. On remarque aussi des hiatus, alors en voie d'extinction. J'ai voulu rendre hommage à l'un des "importateurs" du sonnet en France.)

A Pierre de Ronsard

Entrant le peuple en tes sacrez bocaiges,
Dont les sommez montent jusques aux nues
Par l'espesseur des plantes incognues,
Trouvoit la nuict en lieu de frez umbraiges.

Or te suivant le long des beaux rivaiges
Où les neuf seurs à ton chant sont venues,
Herbes, et fruitz, et fleurettes menues
Il entrelace en cent divers ouvraiges.

Ainsy, Ronsard, ta trompe clair sonnante
Les forestz mesme et les mons espouvente
Et ta guiterne esjouit les vergiers.

Quand il te plaist tu esclaires et tonnes,
Quand il te plaist doulcement tu resonnes,
Superbe au Ciel, humble entre les bergiers.

Sonnet Français en alexandrins (6//6) de José Maria de Hérédia
Sans doute l'un des plus beaux et des plus connus.

Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

V- Ceci n'est pas un sonnet

Ce rare sonnet de Hugo (Toute la lyre) est irrégulier
Schéma de rime des quatrains ABAB ABAB

Ave, dea; moriturus te salutat
    À Judith Gautier

La mort et la beauté sont deux choses profondes
Qui contiennent tant d'ombre et d'azur qu'on dirait
Deux sœurs également terribles et fécondes
Ayant la même énigme et le même secret.

Ô femmes, voix, regards, cheveux noirs, tresses blondes,
Brillez, je meurs! ayez l'éclat, l'amour, l'attrait,
Ô perles que la mer mêle à ses grandes ondes,
Ô lumineux oiseaux de la sombre forêt!

Judith, nos deux destins sont plus près l'un de l'autre
Qu'on ne croirait, à voir mon visage et le vôtre;
Tout le divin abîme apparaît dans vos yeux,

Et moi, je sens le gouffre étoilé dans mon âme;
Nous sommes tous les deux voisins du ciel, madame,
Puisque vous êtes belle et puisque je suis vieux.

Le sonnet suivant de Baudelaire est extrêmement irrégulier
Schéma de rime ABAB CDCD EFE FGG
Poème hétérométrique (déca- et octo- syllabes)

Le chat (1)

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
       Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
       Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
      Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
      De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
      Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

      Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
      Nagent autour de son corps brun.


VI- Références

Livres

Mille et cent ans de poésie française, B. Delvaille, Ed. Robert Laffont
Petit traité de poésie française, Le sonnet p171, Th. de Banville - Gallica
L'Art des vers, Le sonnet p351, Auguste Dorchain - Gallica

Et mes propres poèmes
Mes sonnets

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maminova 07/03/2008 23:41

je parlais de la patience que vous avez à notre égardla passion, je ne doute pas que vous en ayez!

Darius Hyperion 08/03/2008 00:06

Bien sur, mais quand on aime, on ne compte pas.

maminova 07/03/2008 13:44

Le sonnet renaîtra, forcément, grâce à vos précieux conseils...et votre extrême patience .

Darius Hyperion 07/03/2008 21:01

Patience ? Passion !

alaligne 06/03/2008 17:00

Bravo Darius pour ces explications précises et agrémentées de textes choisis. Un vrai régal...Alaligne

Darius Hyperion 06/03/2008 18:59

J'espère ainsi, modestement, donner l'envie à beaucoup de faire renaître le sonnet.Merci de votre passage

Sopreca 04/03/2008 00:30

Récrivez-moi "Aliénor" et vous verrez mon coeur ravit d'en éditer votre nom.

Darius Hyperion 04/03/2008 09:14

Merci de vos commentaires.Je ne suis pas un "maître", mais, tout comme vous, un passionné d'écriture.Je veux bien vous aider à modifier votre sonnet.Cependant veuillez noter que si je relève les fautes, je laisse l'auteur trouver les corrections.Lorsque je relève les fautes je les explique et donne les indications nécessaires à leur suppression.Nous pouvons discuter ces corrections, trouver des solutions ensemble, mais c'est vous qui tenez la plume, et vous restez le seul juge en dernier recours.Il m'arrive de faire des suggestions, mais le poème est entièrement à vous.Ce sonnet vous appartient, c'est votre nom qui doit figurer en dessous, pas le mien.Je vous suggère de m'envoyer une première version corrigée de votre sonnet suite à mon message précédent.Utilisez mon adresse privée que vous trouverez sur la page d'acceuil de mon blog.Cela facilitera l'échange.Merci de votre confianceCordialement

Sopreca 04/03/2008 00:28

Aucune correction ou amélioration ne peut s'ajouter à une connaissance aussi pointue.J'ai bien conscience que le texte sur Aliénor, était loin d'être parfais, tant dans ses pieds, que dans ses répétitions, mais dans une insomnie, ce texte n'était qu'un brouillon surgit d'un demi sommeil  à faible combustion. En outre, je serais bien à l'écoute de vos leçons, puissent-elles enrichire mon élocution et ma dévotion à l'écriture.Bien à vous, cher Maître, dans vos minutes de libres. Je ne pourrais souffrir de prendre conscience que vous m'accorderiez quelques minutes à transmettre votre savoir à une novice, dans votre temps si précieux. Avec toute ma révérence,  Sopréca.