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Les Amertumes

Essai sur le pantoun

22 Mars 2008 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #Essais de poétique

Toute reproduction complète ou partielle de ces essais interdite sans mon autorisation.

Cet essai n'est pas figé. Toute proposition d'amélioration, de correction, d'ajout, sera considérée : laissez-moi un commentaire.


S'arrêter au seul mécanisme de reprise des vers du pantoun, c'est ne considérer que le grain de sable au sommet de la plus haute dune du Sahara.

I- Histoire

Le pantoun est l'une des formes fixes les plus récentes de la poésie française.

Au XIXème siècle Victor Hugo reprit dans les notes de ses Orientales la traduction en prose d'un poème malais (cf. plus bas). Une coquille d'impression ayant transformé le véritable nom "pantoun", du malais "pantun berkait", en "pantoum", cette dernière dénomination fut utilisée. La tendance actuelle est de revenir au nom d'origine: "pantoun".

Bientôt, Théophile Gautier produisit un poème intitulé "pantoum" qui ne respecte aucune des règles qui définiront cette forme par la suite (ne serait-ce que par la présence d'un thème unique) : le seul rapport entre ce poème et le pantoun rapporté par Hugo est la reprise des papillons et d'une certaine couleur orientalisante du thème. Dans les éditions ultérieures de son oeuvre, ce poème sera d'ailleurs rebaptisé Les Papillons (voir plus loin). D'autres auteurs moins connus tentent également d'écrire des pantouns, dont Charles Asselineau et Louisa Pène-Siefert chez qui la forme canonique se met peu à peu en place, tout en oubliant encore, pour certains, la nécessité des deux thèmes parallèles.

C'est Théodore de Banville qui codifie les règles de la forme et les expose dans son "Petit traité de poésie française". Cette forme fixe fut surtout pratiquée par les Parnassiens. Les pantouns les plus connus sont ceux de Charles Leconte de Lisle (Les Pantouns Malais de Leconte de Lisle - Wikipédia).

On trouve un poème apparenté au pantoun chez Charles Baudelaire (Harmonie du soir), et un autre chez Paul Verlaine (Pantoum négligé). Comme nous le verrons, ces poèmes, bien que souvent pris en exemples, sont de faux pantouns. La mauvaise pratique contemporaine du pantoun vient sans aucun doute du fait que ces deux auteurs sont aujourd'hui bien plus connus que Banville et Leconte de Lisle. Sans débattre des qualités respectives des uns et des autres, force est de constater que pour le pantoun, comme pour le sonnet, ce sont, hélas ! les mauvais élèves en matière de formes fixes qui ont fait école.

II- La forme

Un pantoun s'écrit en quatrains. Pour que le mécanisme de reprise des vers soit sensible, le nombre de quatrains doit être au minimum de six. Le nombre de quatrains n'est pas limité. La règle de closure du pantoun, ainsi que la règle d’alternance des rimes masculines et féminines, imposent que le nombre de quatrains soit pair.

Le schéma de rime des quatrains est croisé (ABAB BCBC CDCD etc. ZAZA).

Les deuxième et quatrième vers d'un quatrain deviennent respectivement le premier et troisième vers du quatrain suivant. Tout l'art du poète se révèle dans ces reprises successives qui, à la longue, peuvent devenir lassantes. Le véritable poète, qui se double d'un grand technicien tant du vers que de la langue, évitera de travailler par vers indépendants, chaque vers constituant une phrase à part entière (selon le schéma basique sujet-verbe-complément). Il faut pouvoir créer en divers endroits des vers ne contenant que des compléments ou des subordonnées qui se rattachent naturellement aux vers amont et aval auxquels ils sont juxtaposés successivement. Travailler par vers-phrase est une véritable erreur (dans le pantoun comme dans tout autre poème d'ailleurs) et une preuve flagrante de manque de souplesse de l'expression de l'auteur, de son manque d'imagination qui ne dépasse pas le cadre d'un vers quand elle devrait au minimum s'étendre sur un quatrain complet, ainsi que de son manque de maîtrise de la technique et de la langue. L'erreur inverse consiste à n'écrire que des vers ne contenant que des compléments, chaque distique n'étant ainsi constitué que de morceaux de phrases sans structure. 

Un quatrain contient donc au minimum deux phrases complètes, avec sujet, verbe et complément et les deuxième et quatrième vers se terminent obligatoirement par une ponctuation forte (point, point d'exclamation, point d'interrogation). En conséquence, il ne peut y avoir ni rejet, ni emjambement entre les deux distiques d'un quatrain, ni entre deux quatrains, puisqu'il n'y a continuité ni du thème, ni de la phrase.

Le premier vers du pantoun est repris en dernier vers, c’est la règle de closure. Cette règle permet de relier les deux thèmes du poème, comme nous le verrons au paragraphe suivant.

Dans le pantoun ainsi défini, le troisième vers du premier quatrain et le deuxième du dernier quatrain ne sont pas repris, tandis que tous les autres apparaissent deux fois. Une variante intéressante du pantoun est de reprendre le troisième vers du premier quatrain en deuxième du dernier quatrain : de cette façon tous les vers apparaissent deux fois et les deux thèmes se retrouvent liés encore plus intimement ; le pantoun se retourne alors, comme dans un ruban de Möbius, pour un mouvement perpétuel. Le pantoun de Louisa Pène-Siefert donné en exemple ci-dessous, l'un des premiers vrais pantouns français, présente cette variante.

Le pantoun s'écrit en octosyllabes ou en décasyllabes (5//5). Un vers plus court lasserait le lecteur à cause du mécanisme de redite des vers, et laisserait peu de place à l’épanouissement de la phrase. Un vers trop long (alexandrin) diluerait l'effet recherché de redite, notamment la reprise des rimes.

III- Le contenu

Le pantoun s'écrit en entrelaçant deux thèmes. Le premier est traité dans les deux premiers vers de chaque strophe. Le second est traité dans les autres vers. Chaque quatrain du pantoun se compose donc au minimum de deux phrases, les troisième et quatrième vers se terminant par une ponctuation forte (point, point d'interrogation, point d'exclamation).

Le premier thème, d'ordre général, donne une ambiance, un contexte. Le deuxième thème exprime un sentiment, une réflexion, du moins est beaucoup plus intimiste. A priori les deux thèmes n'ont pas de rapport entre eux.

Tout l'art du poète consiste à créer des connexions imperceptibles entre les deux thèmes, par exemple par des concordances ou des oppositions entre les deux demi-strophes : mouvements parallèles ou opposés des personnages ; bruits dans l'un des thèmes, silence dans le deuxième ; métaphore ou allégorie dans le premier thème explicitée dans le second, etc. Dans le pantoun de Leconte de Lisle donné plus bas, le premier thème décrit un orage, le second une femme dormant ; tout oppose ces deux thèmes, strophe à strophe, le bruit / le silence, le mouvement / l'immobilité, la fureur / la quiétude, l'écroulement des arbres et des rocs / l'élévation de l'âme qui rêve ...

Ces deux thèmes s'entrelacent donc tout au long du poème, en tissant des liens, puis finalement se rejoignent par la reprise du premier vers (premier thème) en dernier vers (deuxième thème
) par la règle de closure. Il ne s'agit donc pas d'écrire deux poèmes en un, mais bien un seul et unique poème basé sur deux thèmes liés étroitement l'un à l'autre par des jeux de métaphores, d'oppositions, pour que ces deux thèmes ne soient que le reflet l'un de l'autre.

Par son mécanisme de redite, de retour et d'élan de la phrase, le pantoun se prête facilement à la poésie érotique, pour laquelle il fut utilisé en Malaisie. En effet, le piétinement de la phrase crée une tension intellectuelle et nerveuse qui peut servir à reproduire les impatiences des amants, leurs élans, leurs doutes. Néanmoins, le pantoun ne se cantonne pas à cette seule thématique.

IV- Ceci est un pantoun

Je donne ici le premier pantoun "acclimaté" en France. Il s’agit d’une traduction en prose d’un pantoun Malais que reproduit Victor Hugo dans la note XI de son receuil Les Orientales [lien vers Gallica]. Ce texte me semble intéressant pour le développement des deux thèmes. Pour un pantoun versifié selon les règles, voir les deux exemples suivants.

Les papillons jouent à l'entour sur leurs ailes ;
Ils volent vers la mer, près de la chaîne des rochers.
Mon cœur s'est senti malade dans ma poitrine,
Depuis mes premiers jours jusqu'à l'heure présente.
 
Ils volent vers la mer, près de la chaîne de rochers...
Le vautour dirige son essor vers Bandam.
Depuis mes premiers jours jusqu'à l'heure présente,
J'ai admiré bien des jeunes gens ;

Le vautour dirige son essor vers Bandam,...
Et laisse tomber de ses plumes à Patani.
J'ai admiré bien des jeunes gens ;
Mais nul n'est à comparer à l'objet de mon choix.

Il laisse tomber de ses plumes à Patani…
Voici deux jeunes pigeons !
Aucun jeune homme ne peut se comparer à celui de mon choix,
Habile comme il l'est à toucher le cœur.

Pantoun de Louisa Pène-Siefert

Ce poème merveilleux, curieusement tronqué à ses quatre dernières strophes sur tous les sites qui le mentionnent, a été écrit par une jeune femme de 20 ans. Il enlace le thème du temps qui passe, au sens chronologique du terme, annonce d'une mort précoce (Louisa mourut à 32 ans), et celui du temps des saisons qui s'écoule et voit le retour de l'automne, précédant l'hiver. Les deux thèmes sont liés par cette fuite irrémédiable, l'un étant l'allégorie de l'autre.

 

Vraiment j'ai vingt ans révolus,
Ma première enfance est enfuie.
- Hélas ! les beaux jours ne sont plus,
C'est l'automne, voici la pluie.


Ma première enfance est enfuie,
Mes premiers muguets sont passés.
- C'est l'automne, voici la pluie,
Les nuages sont amassés.


Mes premiers muguets sont passés,
Mon aubépine est effeuillée.
- Les nuages sont amassés,
La prairie est toute mouillée.


Mon aubépine est effeuillée,
Et j'ai pleuré sur ses débris.
- La prairie est toute mouillée,
Plus de soleil, le ciel est gris.


Et j'ai pleuré sur ses débris.
Pourtant, ce n'était rien encore.
- Plus de soleil, le ciel est gris,
Le bois de rouge se colore.


Pourtant ce n'était rien encore,
D'autres fleurs s'ouvraient sous mes pas.
- Le bois de rouge se colore
Mais le beau temps ne revient pas.


D'autres fleurs s'ouvraient sous mes pas
J'ai teint de mon sang leurs épines.
- Mais le beau temps ne revient pas,
La sève descend aux racines.


J'ai teint de mon sang leurs épines.
Adieu, fleurs qu'on ne peut cueillir.
- La sève descend aux racines,
La nature va défaillir.


Adieu, fleurs qu'on ne peut cueillir :
Joie, amour, bonheur, espérance !
- La nature va défaillir
Dans une indicible souffrance.


Joie, amour, bonheur, espérance,
Que vous étiez beaux autrefois !
- Dans une indicible souffrance,
Faut-il que tout meure à la fois ?


Que vous étiez beaux autrefois,
Au clair soleil de la jeunesse !
- Faut-il que tout meure à la fois ?
Est-il sûr qu'un jour tout renaisse ?


Au clair soleil de la jeunesse,
Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru.
- Est-il sûr qu'un jour tout renaisse,
Après que tout a disparu ?


Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru !
Et tout manque où ma main s'appuie.
- Après que tout a disparu,
Je regarde tomber la pluie.


Et tout manque où ma main s'appuie.
Hélas ! les beaux jours ne sont plus.
- Je regarde tomber la pluie...
Vraiment, j'ai vingt ans révolus.

 


Pantoun Malais de Charles Leconte de Lisle
Poème à connotation érotique. Premier thème bruyant et chaotique d'un orage. Deuxième thème : une fille qui dort dans la quiétude d'une case.

L'éclair vibre sa flèche torse
A l'horizon mouvant des flots.
Sur ta natte de fine écorce
Tu rêves, les yeux demi-clos.

A l'horizon mouvant des flots
La foudre luit sur les écumes.
Tu rêves, les yeux demi-clos
Dans la case que tu parfumes.

La foudre luit sur les écumes,
L'ombre est en proie au vent hurleur.
Dans la case que tu parfumes
Tu rêves et souris, ma fleur!

L'ombre est en proie au vent hurleur,
Il s'engouffre au fond des ravines.
Tu rêves et souris, ma fleur!
Le coeur plein de chansons divines.

Il s'engouffre au fond des ravines
Parmi le fracas des torrents.
Le coeur plein de chansons divines
Monte, nage aux cieux transparents!

Parmi le fracas des torrents
L'arbre éperdu s'agite et plonge.
Monte, nage aux cieux transparents,
Sur l'aile d'un amoureux songe!

L'arbre éperdu s'agite et plonge,
Le roc bondit déraciné.
Sur l'aile d'un amoureux songe
Berce ton coeur illuminé!

Le roc bondit déraciné,
Vers la mer ivre de sa force.
Berce ton coeur illuminé!
L'éclair vibre sa flèche torse.

IV- Ceci n'est pas un pantoun

 

Pantoum ou Les Papillons de Théophile Gautier (dans La Comédie de la mort)

Ce pantoum est le premier poème français ayant porté ce nom, bien qu'il n'en respecte pas la forme (deux thèmes, reprise des vers).

 

Les papillons couleur de neige
Volent par essaims sur la mer ;
Beaux papillons blancs, quand pourrai-je
Prendre le bleu chemin de l’air ?

Savez-vous, ô belle des belles,
Ma bayadère aux yeux de jais,
S’ils me pouvaient prêter leurs ailes,
Dites, savez-vous où j’irais ?

Sans prendre un seul baiser aux roses,
À travers vallons et forêts,
J’irais à vos lèvres mi-closes,
Fleur de mon âme, et j’y mourrais.

 

Harmonie du soir de Baudelaire (Les Fleurs du Mal)
Pourquoi : 1- un seul thème, 2- alexandrins, 3- schéma de rimes embrassées et non croisées, 4- règle de closure non respectée.

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Pantoum négligé de Verlaine (Jadis et naguère)
Dans le poème suivant, le mécanisme de reprise des vers est fortement perturbé.

Trois petits pâtés, ma chemise brûle.
Monsieur le Curé n'aime pas les os.
Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !

Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.

Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
Trois petits pâtés, un point et virgule;
On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
Vivent le muguet et la campanule !

Trois petits pâtés, un point et virgule ;
Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.
La libellule erre emmi les roseaux.
Monsieur le Curé, ma chemise brûle !

V- Références

Livres
Petit Traité de poésie Française, Th. de Banville - Gallica

Echelle et papillons, Le Pantoum, Jacques Jouet, Ed. Les Belles Lettres

Internet
Wikipédia

Et mes propres poèmes
Mes pantouns

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Aurore 24/05/2016 22:00

Bonsoir,

Je ne sais pas si vous vous intéressez toujours aux pantouns, dans le doute, je vous fais tout de même part d'un commentaire suite à la lecture de votre article (que je trouve d'ailleurs fort intéressant), pour essayer d'affiner vos explications.

Lorsque vous parlez de schéma croisé (ABAB BCBC CDCD etc. ZAZA), il s'agit bel et bien de pantoum. Le pantoun malais classique (ou "pantun" pour être tout à fait juste) est un simple quatrain ABAB. Il existe d'autres variantes, mais la base est celle-là. Deux distiques distincts mais qui se font écho.

Si vous souhaitez approfondir à ce sujet, sachez qu'il existe depuis peu une association du pantoun francophone : Pantun Sayang. L'asso est très présente sur internet grâce à sa page web, sa page facebook ainsi qu'une revue électronique. Un colloque vient même d'avoir lieu.

Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à me le faire savoir, la revue est toujours en quête de nouveaux participants ! J'ai personnellement découvert le pantoun il y a maintenant trois ans, et je trouve que c'est une forme passionnante et qu'il est agréable de partager avec d'autres.

Bonne soirée,

Aurore.

Darius Hyperion 25/05/2016 19:47

Bonsoir,
A ma connaissance le pantoun occidental est dérivé du "pantun berkait", c'est-à-dire "pantoun enchaîné" malais. Je n'ai jamais compris pourquoi on veut toujours distinguer la forme malaise de la forme occidentale.
Je connais l'association Pantun Sayang, quelqu'un m'avait déjà contacté, Georges Voisset il me semble.
La forme pantoun est intéressante, j'en ai d'ailleurs produit trois. Mais je suis en panne d'inspiration depuis des années.
Merci pour votre commentaire.

Patrick Chanliau 04/03/2015 15:09

Monsieur,

A ce jour, l'Académie française ne reconnaît pas la graphie "pantoun" (http://atilf.atilf.fr/academie9.htm). De même, "pantoun" ne figure pas dans le Trésor de la langue française informatisé (http://atilf.atilf.fr/). Je vous suggère donc de conserver la graphie traditionnelle "pantoum", en dépit de son origine contestable.

Bien cordialement,

PC

Darius Hyperion 04/03/2015 17:40

Bonsoir,

Et bien non, pour une fois qu'on importe un mot du Malais, je ne vais pas me priver de l'écrire correctement.

Et puis quand les quarante badernes semi-grabataires du quai Conti (dixit Desproges) citent les « Pantoums malais » de Leconte de Lisle, qui les a pourtant appelés pantouNs, je tique.

Quand ils concluent par "Les pantoums de Baudelaire, de Verlaine", je me gausse, je me tords, je me marre.

Je ne peux que constater qu'ils définissent une forme à laquelle ils ne connaissent rien.

Donc je conserve pantouN, en accord avec bien des traités de poésie.

Désolé

Merci pour votre passage

Jyckie 14/05/2008 10:12

Votre article est impressionnant de savoir....quelle richesse !Je suis admirative, moi qui ne suis qu'une poétesse en herbe.Amicales pensées,Jacqueline.

Darius Hyperion 14/05/2008 10:53


Nous sommes tous des poètes en herbe.
Certains deviennent des arbres.
Je n'en suis qu'au stade gazon de pâturage.
Beaucoup de trèfle, de chiendent et de chardons.
Merci

Cordialement