Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Amertumes

Le Palais des Muses IV

2 Septembre 2007 , Rédigé par Darius Hypérion Publié dans #Le Palais des Muses (Tierce rime)

Tu t'es vu quand t'as copié ?
TuBmehposas,sPégase,rauPPiedPduOMonttParnasse,
AurTermeYd’unSVoyageKinitiatiqueMetNfou
SurulesQRivesgdudTemps,rparblesOChampsOdexl’Espace.
Tu t'es vu quand t'as copié ?
Fatigué,vsaoulécd’Air,HagrippéhsurvtonXCou,
JetteHsentishfrémir :yuneaFormeOlointaine
GrossissaitFetrgrimpaitIleLCiel.aQuandoleHHibou
Tu t'es vu quand t'as copié ?
S’endormitPdansxsaLCache,vunegbelleKFontaine
ReflétaitEsurGleeFaîtewuneWAubeysansbpareil ;
MonSŒilAaccoutuméCs’émerveillaHsansCPeine
Tu t'es vu quand t'as copié ?
D’unjlongFRubanbd’Argentds’étirantSauySoleil,
DescendantCsurelavPenteluneDminceESpirale ;
SurqsaRBergeouneiFouleZémergeaitEduTSommeil.
Tu t'es vu quand t'as copié ?
NeufsOCerclescpartageaientJdevManièrezinégale
LewCoursDdeulaKRivière :Raujplusihaut,wresserré,
LesQautresJsuccédaientEenAgagnantFd’Intervalle.
Tu t'es vu quand t'as copié ?
JekdésignaisSduwDoigtTleDtroupeauHbigarré :
« LesYPoètes,WtesgPairs,xleseAmantsZdewlaPRime »
RicanaamaYMonture.bEtBduHSolhconsacré
Tu t'es vu quand t'as copié ?
J’entreprisjl’Ascension,ydeIlaABasehàPlaVCime.

 

 

 

précédent (Le Palais des Muses III)
suivant (Le Palais des Muses V)

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anonyme 05/09/2008 13:28

Et sur quoi ai-je tort ? Ai-je tort de n'avoir qu'une fois vu bouclier en deux syllabes ? Certes, je lis peu de poésie antérieure au dix-septième siècle et je doute qu'on puisse trouver beaucoup d'exemple de cet usage à partir de cette époque. Quoiqu'il en soit je ne vois pas en quoi c'est un tort ? Les diphtongues en -ié et en -ué sont celles qui ont posé le plus de problème pour établir diérèse ou synérèse, la plupart des rares cas d'évolution de l'une vers l'autre relèveront de ce type de diphtongue. Vous avez tort pour vos diérèses sur "oui". Il n'y a jamais de diérèse sur oui... Citez moi donc une diérèse sur "oui" qui ne soit pas un cas où la diérèse suppose une élision, et qui pourrait s'expliquer aussi bien si l'on supposait que l'élision ne se fait pas. Et puis, donc, citez-moi un seul cas, au hasard, où des mots comme "audacieux" ou "précieux" "sérieux", "délicieux", "radieux" soit prononcé en synérèse ; un seul cas où "cieux" ou "lieu" soit prononcé en diérèse. Un seul cas où un -tion ou un -sion soit prononcé un synérèse. Une seul cas où "ruine" est en synérèse, un seul cas où "nuit" soit en diérèse. Que les règles concernant ces choses-là n'aient jamais été exprimées clairement n'est pas étonnant, car elles seraient difficiles à établir jusque dans ses moindres détails, et néanmoins les poètes adoptaient et suivaient une très grande régularité en la matière. Entre la moitié du XVIIème et la moitié du XIXème siècle, plus de 99% des cas de diérèses et de synérèses sont parfaitement réguliers et ne posent aucun problème, ne sont susceptible d'aucune variation, et je doute qu'un peu de probité intellectuelle ne vous permette pas de vous en rendre compte par vous-même en feuilletant quelques poètes. Désignez cette très grande régularité comme le fruit d'une règle ou d'un simple usage, le fait est que l'art de la versification consiste aussi à se conformer à cette règle ou à cet usage, et il me paraît évident que la grâce particulière du vers français tient aussi à ce qu'il fait résonner les diphtongues de cette manière si particulière, et je m'étonne et regrette de trouver cet écart à la traditi-on de la part d'un poète qui apparaît pourtant si scrupuleux quant au respect de celle-ci.

Darius Hyperion 23/09/2008 16:46


Ecoutez Baudoin Rozet, étant donné ce que j'ai pu lire de vous, je n'ai aucune leçon à recevoir de votre part.

Je vous ai donné mes raisons et un texte fondamental sur lequel je me base. Je me répète : je suis les règles avérées, pour le reste je suis de mon époque. Relisez donc mes commentaires précédents,
et surtout distinguez règle d'usage, ouvrez donc un dictionnaire.

Sur quoi vous basez-vous vous même d'ailleurs ? Sur des cours d'école mal assimilés, sur une vague connaissance glanée ça et là sur des sites internet que vous pillez ? Vous ne trouverez quasi
rien sur la diérèse et la synérèse, preuve encore s'il le faut que la règle n'existe pas.

D'autre part, si vous n'avez pas lu les poètes du Moyen Age et de la Pléïade, si vous ignorez Leconte de Lisle, Banville et les Parnassiens, que connaissez-vous de la poésie ? Parce qu'en dehors du
XVIèmme siècle et du XIXème qui furent les deux phares de notre poésie, il ne reste pas grand chose. Mais sans doute avez-vous un vague souvenir de l'Albatros de Baudelaire et du Dormeur
du Val de Rimbaud et cela fait de vous un fin connaisseur.

Nous rediscuterons de tout cela quand vous aurez comblé vos lacunes.

Cordialement


Anonyme 05/09/2008 00:33

Vous avez trouvé quelques exemples des 1% de mots problématique, et encore... Trois exemples, à vrai dire, pas très probant. Si l'usage de la diérèse était si libre, n'y aurait-il pas énormément d'exemple ? En réalité, vous peinerez à ressembler plus d'une trentaine d'exemple sur plusieurs siècle de production poétique, la plupart très marginaux. Vous aurez "hier", "duel", "fouet", "duègne", "viande" (j'ai même trencontré une synérèse sur bouclier, une fois). L'un de vos exemples n'en est d'ailleurs pas du tout un. Il n'y a jamais de diérèse sur "oui" mais l'on emploie souvent "oui" comme s'il y avait un h aspiré qui empêchait l'élision. Je ne comprends pas bien l'intérêt de distinguer règle et usage. Si pendant quatre siècle les poètes ont employé tous les mots en -ion en diérèse, que Banville appelle cela un usage ou une règle m'importe peu. Qu'est-ce qu'une "règle avérée"? Ce que Banville appelle règle, ou ce à quoi les poètes se sont en effet conformés ? Vous pouvez refuser de comprendre, et je comprends fort bien qu'amoureux de ce que l'on a écrit l'on défende corps et âme la correction de ses vers, mais un peu d'honnêteté intellectuelle vous ferez reconnaître que vous n'avez pas franchement raison.Je m'étonne toutefois qu'un lecteur de poésie si attaché à la pureté de la forme soit incapable de saisir ce qui pourtant ne m'apparaît pas être d'une extrême subtilité. Dois-je croire qu'à chaque fois que vous rencontrez chez un poète, chez Leconte de Lisle que vous m'enjoigniez de lire par exemple, à chaque fois, dis-je, que vous rencontrez un mot présentant une succession de deux voyelle, vous vous interrogez donc sur la façon de le prononcer ? Quelle étrange sorte de lecteur...

Darius Hyperion 05/09/2008 01:44


Si je n'ai pas franchement raison, vous avez franchement tort.

Vous n'avez vu bouclier en deux syllabes qu'une seule fois ?
Vous n'avez donc jamais lu Ronsard et du Bellay !
La diérèse sur oui est présente chez Molière, Racine, Boileau et même Victor Hugo.
Votre connaissance des grands auteurs me semble assez superficielle.

Si vous ne faites pas la différence entre le mot règle et le mot usage, je ne peux que vous enjoindre d'ouvrir un dictionnaire. Je crois qu'ici c'est vous-même qui manquez de subtilité.

Vous trouverez les règles dans n'importe quel traité, et sur n'importe quel site internet traitant de prosodie. Les usages de la diérèse et de la synérèse ne sont déclinés que chez les pinailleurs
de votre espèce.

Et pour plus de précision, je vous cite Banville, encore lui :
"Il est indispensable, pour la versification, de savoir quand plusieurs voyelles qui se suivent forment ou ne forment pas diphtongue et doivent par conséquent se prononcer en une ou en plusieurs
syllabes. Mais ici nous marchons sur un terrain brûlant, car à vrai dire la REGLE N'EST NULLE PART ; il faut s'en rapporter à ce fantôme masqué qu'on nomme USAGE et qui a autorisé tant de
niaiseries et tant de crimes !"

Vérifiez vous-même :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/CadresFenetre?O=NUMM-50423&M=tdm

L'autorité de Banville est d'autant plus fondée qu'il fut lui-même un très grand poète et que son traité est une référence incontournable pour tous les poètes de Rimbaud à Eluard.
Ici encore vous faite montre d'inculture en voulant distinguer traité et usage poétique, surtout en ce qui concerne Banville.

Je ne puis que vous retourner votre recommandation : lisez des traités, lisez surtout les grands auteurs, et je vous conseille, en plus, d'ouvrir un dictionnaire quand vous ne saisissez pas la
nuance entre deux mots. Lisez, c'est instructif, je vous en conjure !

Maintenant ce débât est clos, en ce qui me concerne.
Vos sournoiseries, votre mauvaise foi, votre mesquinerie, votre inculture m'importunent.
J'ai suffisamment usé ma patience à votre égard.
Et je ne parle pas de votre incommensurable lâcheté à vous cacher derrière l'anonymat.


Anonyme 04/09/2008 20:24

Vous faites erreur, et je m'en étonne car vous me sembliez assez bien informés. Il y a eu certes certaines variations sur certains mots concernant la diérèse et la synérèse (par exemple ancien, ou hier), mais ces cas sont très marginaux en vérité. Jusqu'à la fin du XIXème 99% des cas de diérèse ou de synérèse sont des cas où l'usage est parfaitement régulier et prévisible. (A ce titre, l'auteur ne "joue" pas sur la diérèse ou la synérèse pour obtenir un effet, comme s'il pouvait choisir l'une ou l'autre - c'est une stupidité qu'on entend fréquemment dans les commentaires des poèmes de la part de personnes tout à fait qualifiées d'ailleurs). Comment pourrions-nous lire de la poésie sinon sans buter sur les mots qu'on ne sait prononcer en diérèse ou en synérèse? Vous ne trouverez pas une seule fois "initier", "initial" et ses dérivés sans diérèse dans toute la poésie française jusqu'au XXème siècle au moins. De même "laborieux" et "sérieux" seront tous en diérèse. Et je vous mets au défi de trouver une seule synérèse sur -ion parmi tous les vers français écrit jusqu'en... disons 1850, mais même largement au-delà. Lisez moins les dictionnaires et les traités de prosodie, lisez les poètes et vous vous rendrez bien compte de tout cela.Et soyez moins imbu de ce que vous écrivez. Appelez ces deux cents vers une épopée - au moins ce sera l'épopée la plus courte de la poésie française... - et ces petits poèmes de 20 vers à peine un "chant"... Ca m'a fait plutôt rire qu'autre chose. D'autant que j'ai pas trouvé ça bien terrible.

Darius Hyperion 04/09/2008 22:49


Et bien si ces règles existent, comment expliquez-vous qu'aucun traité ne les mentionne avant Banville en 1872.
Banville le dit lui-même : un usage n'est pas une règle. En conséquence de quoi un non respect de ces usages n'est pas blâmable.

J'applique les règles qui sont avérées, pour le reste je suis de mon temps.

A propos d'épopée, lisez Leconte de Lisle.
Heureux de vous avoir fait rire, rimailleur, c'était mon but, je l'ai atteint.

Comme vous voudriez bien, // manier ses ducats ;
Molière, L’Étourdi ou Les Contre-temps, acte I, scène II

Et vous devriez mourir // d’une telle infamie.
Dépit amoureux, acte V, scène VII

Notre soeur est folle, oui. // Cela croît tous les jours
Molière les femmes savantes, II, IV

Moi, ma mère ? Oui, vous. // Faites la sotte un peu.
Molière, Les Femmes savantes, III, IV

Et vous deviez chercher // quelque biais plus doux.
Molière, Le Tartuffe ou L’Imposteur, V, I

Voyons, voyons un peu // par quel biais, de quel air,
Molière, Le Misanthrope, IV, III

Et, pour la citation, la référence :
http://www.cavi.univ-paris3.fr/lexicometrica/jadt/jadt2004/pdf/JADT_009.pdf


Et ceci rien qu'avec une recherche sur Molière.
Sur d'autres auteurs de la même époque et des siècles suivants cette réponse serait autrement plus longue.


Anonyme 03/09/2008 15:57

Il devrait y avoir une diérèse sur initiatique.

Darius Hyperion 03/09/2008 18:32


Sans doute auriez-vous raison s'il y avait des règles en matière de diérèse ou synérèse.

Les classiques préconisaient un recours à l'étymologie latine du mot. Cette règle eux-même ne l'ont jamais respectée. D'autre part qui connait encore le latin de nos jours ? (C'est dommage, soit
dit en passant.)

Si l'on se réfère à Banville, il n'y a pas de règle, mais des usages très souvent non respectés. Je vous renvoie à son Petit traité de poésie française, chapitre II.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k50423r

Une autre "règle" consiste à considérer que la synérèse accélère le rythme du vers, la diérèse le ralentit. On remarquera au passage que les diérèses forment des hiatus, pas forcément heureux.
J'applique cette dernière règle, beaucoup plus simple et sensée que celles de l'étymologie et de Banville.

On pourrait encore se référer aux dictionnaires, qui se contredisent aussi entre eux. Que l'on compare le Larousse et le Littré, entre autres.

La diérèse et la synérèse sont le seul domaine de la prosodie où rien n'est fixé, profitons de ce vide juridique !

Cordialement