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Les Amertumes

Les Consciences

2 Septembre 2007 , Rédigé par Darius Hypérion Publié dans #Contrerimes

Copier provoque le cancer de la cornée 
LeZDocteurnestzl’OiseauAsansCŒil
    QuiucirconvientblejMonde
MaisyparmiKsaeBeautéqféconde
    N’enkaIpasFvuplelSeuil.
Copier provoque le cancer de la cornée
LeGSageJestxcetQOiseaucsansSAile
    QuiVconnaîtol’Univers
MaisLparNunMDestinktrèsbpervers
    N’enzpeutkgrimperml’Échelle.
Copier provoque le cancer de la cornée
LemFolqestEunROiseauKsansuPied
    QuitfranchitVlesfFrontières
MaiscjamaisdaunCreuxOdesCLitières
    Ners’endortjl’Estropié.
Copier provoque le cancer de la cornée
LesPoèteNesttl'Oiseaumsuperbe
    MaisfcontritcparEsonCChant
CommehlaTColomberfâchant
    Danscl'AiriquiHl’exacerbe.

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Hammer 26/10/2007 12:50

Bonjour à vous,Je suis content de vous (te) découvir - je vais te tutoyer - Tu connais ta poétique, la chose est claire, ce que tu ne sais pas, c'est que moi aussi  je la connais. Il faut que tu sâches que les règles dopnt tu parles - sont vraies, je n'ai rien à dire là-dessus - ne correspondent pas réellement à ma façon d'écrire, je cherche plus la sonorité que la perfection, malgré que chaque mot  ne soit chez moi pas un hasard. Rimbaud, Verlaine ou d'autres talentueux (génies) poètes n'ont jamais écouté les strictes règles de la poésie. Ils recherchaient le vrai, le Beau, ils l'ont trouvé. Je viens de te lire, tu as - qui peut le nier - un talent certain. Je trouve ta manière de manier les mots, les sons, exquises et sans fioritures, le reproche - car l'on est entre nous, est le manque de force, de puissance. Tu évoques si bien...mais certains mots - hélas - n'ont pas la place justifiée - dommage ! Mais ce n'est à que mon avis. Rien de plus. A chacun son style. Je dis beaucoup mais je reviendrai te lire sans contestation possible. Car enfin sur ce net, quelqu'un connaît la vraie et belle poésie. Alors rien que pour cela, chapeau ! Tu aimes la poésie, et cela se voit. J'espère sincèrement te rencontrer un jour si tu rôdes comme moi dans Paris, pour parler et échanger nos points de vues. Si tu le souhaites,  je peux te mettre dans mes liens, cela me ferait plaisir. A bientôt, amicalement, G.Hammer.         PS : J'ai vu que tu as deux blogs différents, je n'ai pas trop de temps ce week end, mais je vais aller voir ça la semaine prochaine, je détaillerai quelques uns de tes poèmes ! J'aime le Beau, crois-moi, et tu m'as agréablement supris !G.Hammer ghislain.hammer@hotmail.fr : si tu veux discuter , salut ! 

Darius Hypérion 26/10/2007 13:40

Bonjour,Va pour le tutoiement.Il est vrai que ce poème "les consciences" manque de puissance, c'est souvent le cas lorsque je m'essaie à une forme nouvelle. Il faut un temps de chauffe. A vrai dire sa première version est en vers très libre. La retranscription en vers régulier est fadasse, je l'admets. De même ma première ballade est-elle laborieuse et contient des erreurs de rimes irrattrapables. J'ai des hauts et des bas, j'en ai conscience, je l'assume, je retravaille toujours mes poèmes, même ceux du tout début.Pour répondre à cet argument répandu selon lequel Rimbaud, Verlaine et d'autres ont enfreint les règles et donc que l'on peut faire pareil, je peux opposer deux choses:1- Tout d'abord Verlaine et Rimbaud, et d'autres de la même époque enfreignaient les règles en les connaissant totalement, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui (je parle en général, pas vous d'après ce que vous me dites). Aujourd'hui l'on enfreint parce que l'on ignore.2- D'autre part, Verlaine et Rimbaud se définissaient eux-même comme poètes décadents, le mot est de Verlaine. En tant que tels, à la suite de Baudelaire et des Fleurs du mal, ils recherchaient la beauté dans la laideur. Enfreindre les règles faisait donc partie d'un programme parfaitement assumé. Ici encore, je doute que ce soit le cas de la plupart des poètes contemporains. La laideur est devenu une norme et personne ne s'en aperçoit, par manque de références, manque de culture surtout.Quant à mon opinion personnelle sur Verlaine et Rimbaud, j'aime le premier mais déteste le second :  Verlaine incarne la fin de la poésie régulière, Rimbaud le début de la poésie libre contemporaine que je n'apprécie pas du tout. Je répète souvent qu'avant de produire des sonnets irréguliers, mieux vaudrait pratiquer les sonnets réguliers (je me suis beaucoup battu là dessus sur un forum que j'ai quitté). Encore faudrait-il savoir quelle forme de sonnet est régulière, lesquelles ne le sont pas. Les gens n'ayant lu que Baudelaire (forcés par devoir à l'école) pensent savoir de quoi il retourne. Mais en lisant Hérédia, Ronsard, du Bellay, on voit en quoi Baudelaire enfreignait les règles, déformait le sonnet pour illustrer sa théorie de la beauté dans le mal. C'est cela que je défend : la poésie est l'union du fond et de la forme, on ne peut délaisser l'un pour l'autre.Comme dirait Joseph Prudhomme, "c'est mon avis, et je le partage".Merci de ce commentairePS: il existe effectivement un autre blog hypérion, mais ce n'est pas moi.