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darius.hyperion@hotmail.fr

Si vous ne deviez me lire qu'une fois
Le Palais des Muses (I à XIII)
épopée satirique en 12 chants et demi de tierces rimes
(utilisez précédent et suivant pour parcourir les poèmes)

Lire le recueil dans sa logique
Les Amertumes
(utilisez précédent et suivant pour parcourir les poèmes)

Communauté Castalie

Castalie : fontaine située au pied du Mont Parnasse en Grèce, considérée par les Anciens, avec l'Hippocrène sur le Mont Hélicon, comme une source d'inspiration pour les poètes.

Vous qui aimez la belle poésie où la forme est toute aussi importante que le fond, vous qui cherchez de l'aide sur les règles séculaires, bienvenue dans la communauté Castalie !
Conditions nécessaires et suffisantes : accepter la critique, savoir discuter et argumenter, effectuer des corrections.


Inscription à Castalie

La forme

Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense.
(
Baudelaire - Lettre à Armand Fraisse du 18 février 1860)
L'art nait de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté.
(André Gide - L'Evolution du théâtre)

L'art est toujours le résultat d'une contrainte.
Croire
qu'il s'élève d'autant plus haut qu'il est plus libre,
c'est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter,
c'est sa corde.
(André Gide - Nouveaux Prétextes)
Point de contraintes fausses !
Mais que pour marcher droit
   Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.
(Théophile Gautier - L'Art)

Le correcteur

Sur tout nous convient avoir quelque savant et fidèle compagnon, ou un ami bien familier,

voire trois ou quatre, qui veuillent et puissent connaître nos fautes,

et ne craignent point blesser notre papier avec les ongles.
(Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, chapitre XI)

Craignez-vous pour vos vers la censure publique,
Soyez-vous à vous-même un sévère critique :
L'ignorance toujours
est prête à s'admirer.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer ;
Qu'ils soient de vos écrits les confidents sincères,
Et de tous vos défauts les zélés adversaires :
Dépouillez devant eux l'arrogance d'auteur.
Mais sachez de l'ami discerner le flatteur :
Tel vous semble applaudir, qui vous raille et vous joue.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.

(Nicolas Boileau, Art Poétique, Chant I-182)

L'ego scriptor

Je est un autre.
(Arthur Rimbaud - Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871)
Dimanche 28 juin 2009
Au Piétinement sourd des Légions victorieuses,
Le Sol tremble, les Mâts, jusqu'à Rome dressés,
Craquent sous le Poids mort des Esclaves hissés
À leurs Faîtes en Fin de Campagnes furieuses.

Des Râles et des Pleurs, des Salves injurieuses,
Accueillent par Instants les Casques cabossés
Qui défilent au Pas las des Soldats blessés
Devant l'horrible Haie, et les Foules curieuses.

Crassus Triomphateur leur jette un Regard bref,
Un Doute en lui s'installe : ont-ils saisi le Chef ?
Il passe sans le voir près du Thrace livide.

Le Gladiateur vaincu, sentant les premiers Froids
De sa longue Agonie, observe d'un Œil vide
S'étendre lentement les Ombres de sa Croix.
Par Darius Hyperion - Publié dans : Sonnets - Communauté : Trouvères et troubadours
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Commentaires

Excellente reconstitution de la fin de Spartacus. Un sonnet donnant la mesure de l'effort de Rome pour vaincre la rebellion. Et cette ombre de la croix donne une fin Evangélique au Thrace.
Commentaire n°1 posté par Patrick le 29/06/2009 à 19h02
C'est exactement le parallèle que j'ai voulu faire ! Je suis heureux que cela soit sensible, je pensais avoir un peu noyé mon sujet.

Merci
Réponse de Darius Hyperion le 30/06/2009 à 08h27

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