Présentation

A lire

Si vous ne deviez me lire qu'une seule fois
Le Palais des Muses (I à XIII)
épopée satirique en 12 chants et demi de tierces rimes
(utilisez précédent et suivant en bas de page pour parcourir les poèmes)

La forme

Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense.
(
Baudelaire - Lettre à Armand Fraisse du 18 février 1860)
L'art nait de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté.
(André Gide - L'Evolution du théâtre)

L'art est toujours le résultat d'une contrainte. Croire qu'il s'élève d'autant plus haut qu'il est plus libre, c'est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c'est sa corde.
(André Gide - Nouveaux Prétextes)
Point de contraintes fausses !
Mais que pour marcher droit
   Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.
(Théophile Gautier - L'Art)

Le correcteur

Sur tout nous convient avoir quelque savant et fidèle compagnon, ou un ami bien familier, voire trois ou quatre, qui veuillent et puissent connaître nos fautes, et ne craignent point blesser notre papier avec les ongles.
(Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, chapitre XI)

Craignez-vous pour vos vers la censure publique,
Soyez-vous à vous-même un sévère critique :
L'ignorance toujours
est prête à s'admirer.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer ;
Qu'ils soient de vos écrits les confidents sincères,
Et de tous vos défauts les zélés adversaires :
Dépouillez devant eux l'arrogance d'auteur.
Mais sachez de l'ami discerner le flatteur :
Tel vous semble applaudir, qui vous raille et vous joue.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.

(Nicolas Boileau, Art Poétique, Chant I-182)

L'ego scriptor

Je est un autre.
(Arthur Rimbaud - Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871)
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:32

Tu te cambres sur moi,
Seins dressés vers la Lampe
,
Qui dessine sur toi
Comme une Ombre qui rampe
À chaque Mouvement,
Chaque Gémissement.

Les miennes sur tes Hanches,
Tes Mains sur mes Genoux,
Si quelquefois tu flanches
Je te ramène à nous
D'une puissante Étreinte,
Pour un peu je t'éreinte.

 
Mon Sexe distendu,
Ruisselant de Salive,
Dans ton Sexe fendu
Comme un Porche en Ogive,
Je suis devenu Clé
De ton Ventre musclé
 
Qui va, qui vient, qui plisse,
S'arque, se tend, se tord,
Glisse et sera Complice
De ma petite Mort ;
Car tout soudain j'explose
Dans ta Vulve qui glose.
 
Tu râles et souris,
La Tête ébouriffée ;
Moi, comme un Malappris,
Je la garde étouffée
Ma Clameur, je suis fier.
Mais déjà c'était hier.
 
Un nouveau Jour commence,
Dormons jusqu'au Matin ;
Une Torpeur immense
Peu à peu nous atteint.
Dans les Draps qui témoignent,
Les Rêves nous éloignent.
 

 

Fantasme I

Fantasme II - la Terre promise

Fantasme III

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